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Présentation détaillée

Notre action

Equidestin œuvre pour le sauvetage et le placement de chevaux réformés des courses, qu’il s’agisse de trotteurs ou de galopeurs.

Quelques chiffres pour illustrer les raisons de notre existence :

Réforme des trotteurs

Trotteur sur l'hippodrome

Les courses de trot représentent un marché très important en France. La France est en effet le deuxième pays au monde en termes d’organisation de courses au trot.

En 2008, 10984 courses ont été disputées sur 230 hippodromes.

Les critères de sélection des chevaux en compétition sont particulièrement stricts.

La participation à une course au trot en France nécessite en effet un préalable pour tout compétiteur, appelé la qualification. Ce "diplôme" répond au besoin de s'assurer que chaque trotteur participant à une épreuve possède un niveau suffisant pour courir. La qualification est un test d'aptitude chronométré, disputé sur 2.000 mètres et organisé de manière similaire à une course.

La qualification est loin d’être une formalité. Réaliser les temps imposés, régulièrement revus à la baisse pour prendre en compte l'amélioration permanente des performances des trotteurs mais aussi pour maîtriser  les effectifs des chevaux à l'entraînement, exige de posséder les qualités d'un futur compétiteur que très peu de chevaux peuvent atteindre. Globalement et en moyenne, 40 % seulement d'une génération passe ce test avec succès.

C’est donc environ 60% de trotteurs qui sont réformés du milieu des courses chaque année (sur environ 11000 naissances annuelles).

Plusieurs essais de qualification sont possibles, mais si l’on compte les chevaux définitivement disqualifiés, et qu’on ajoute ceux qui ne remportent pas assez de gains en courses et ceux qui se blessent à l’entrainement, ce sont alors plusieurs milliers de trotteurs qui se retrouvent exclus du milieu des courses chaque année.

Même genre de constat pour les galopeurs

Galoppeur sur l'hippodrome

La carrière de courses d’un galopeur est très courte. Un cheval courant sur le plat est considéré vieux à partir de 4 ans. Un cheval d’obstacles est jugé vieux à partir de 6 ans.

Pourtant, l’espérance de vie d’un cheval va bien au delà (environ 30 ans). A 6 ans, un cheval sera au contraire jugé très jeune dans le milieu du loisir (environ 25 ans en âge humain). Là encore, la question de leur reconversion se pose.

L’envers du décor est donc le sort réservé à ces réformés. 75% d’entre eux environ sont abattus pour la filière viande chaque année. Il s’agit pourtant de chevaux parfaitement sains et jeunes, qui sont tout à fait aptes à être utilisés pour une équitation de loisirs.

Consternés par le sort de ces chevaux dont le destin est si sombre, nous avons souhaité intervenir pour en sauver le plus grand nombre, et c’est pour offrir une seconde vie à ces oubliés des hippodromes que notre association est née.

Attention : nous ne blâmons pas ici les entraineurs et les éleveurs, car si une minorité d’entre eux ne se soucient pas du sort de leurs chevaux, la plupart souhaiteraient pouvoir faire autrement mais ne le peuvent pas par manque de temps et de moyens, très peu de solutions s'offrant à eux pour favoriser la reconversion des chevaux. Ils se montrent par ailleurs très coopératifs quand nous leur proposons une solution alternative pour le sauvetage de leurs chevaux.

Le principe de l'association est le suivant : nous rachetons les chevaux réformés aux écuries de courses.

Nous les ramenons à l'association, dans laquelle ils resteront jusqu'à leur placement.

Tous les chevaux que nous plaçons sont à jour de vermifuge, vaccins et parage.

Quand ils se sont bien adaptés à leur nouvel environnement, nous les sortons en extérieur, afin de les initier à leur future vie de chevaux de selle et de juger en connaissance de cause le niveau d'équitation qu'ils nécessitent.

Des qu'ils sont prêts, nous les proposons à l'adoption.

Notre capacité d’accueil étant pour le moment très limitée, nous proposons aux entraineurs qui le souhaitent de contribuer également au placement de leurs chevaux à distance.

Les chevaux restent stationnés physiquement chez l’entraineur ou le propriétaire, et nous diffusons simplement l’annonce du cheval qu’il souhaite vendre.

Bien sûr, cela implique que l’entraineur soit en mesure de garder le cheval dans ses écuries, ce qui est rarement le cas. Souvent, il s’agit donc de situations d’urgence, les chevaux étant sujets à partir chez un marchand du jour au lendemain. Attention : dans ce cas précis, le cheval reste la propriété de l’entraineur et son rachat se fait par une vente simple entre l’entraineur et l’acheteur. L’association ne sert que de relais entre les deux.